Les confinements sont inefficaces et augmentent la souffrance humaine – partie 1

Depuis plus d’un an, les confinements font parties des mesures sanitaires pour contrer la propagation de la Covid.

 

Les autorités nous mentionnent qu’il s’agit d’une mesure efficace et scientifiquement démontrée pour limiter, voire enrayer la propagation du virus. Depuis plusieurs mois, les discours officiels nous martèlent que les choses les plus simples et les plus élémentaires que nous pouvons faire pour épargner des vies est de garder une distance physique, de porter un masque et de rester à la maison. Cependant, les confinements sont loin de faire l’unanimité quant à leur efficacité. De plus, les conséquences sur la santé de la population sont énormes.

L’économiste canadien Douglas Ward Allen a récemment effectué une analyse portant sur les  coûts-avantages des confinements. Déjà en décembre 2020, une abondance d’études démontraient que les confinements ne limitaient pas la propagation du coronavirus[1]. Tout d’abord, l’utilisation des mesures de confinement universelles en cas d’apparition d’un nouvel agent pathogène n’a pas de précédent. Ainsi, aucune donnée scientifique appuie ces mesures ; il s’agit d’une expérimentation en temps réel.

Sur la base des études réalisées par la suite depuis le début de la pandémie actuelle, aucune relation entre les confinements et la limitation de la propagation du virus ne peut être établie. Les preuves que les confinements fonctionnent dans une population réelle n’existent pas. Les analyses et les prévisions reposent sur des modèles empiriquement non testés générées par des ordinateurs. Or, la réalité sur le terrain est tout autre que ces modélisations fictives.

Dans la réalité, nous n’avons que très peu de contrôle sur les virus. L’histoire des maladies infectieuses nous le démontre bien. Les virus suivent leur courbe normale et naturelle d’évolution. La peur et les stratégies de coercition ne sont pas des stratégies idéales pour limiter la propagation. La propagation des virus s’estompe de manière autonome après avoir atteint un sommet d’infections et ce, en dépit de toutes interventions non pharmacologiques pour freiner le nombre de cas. « L’examen des données de différents pays à travers le monde jette un lourd point d’interrogation sur la déclaration ci-dessus. Il s’avère qu’un schéma similaire – augmentation rapide des infections qui atteint un pic dans la sixième semaine et baisse à partir de la huitième semaine – est commun à tous les pays dans lesquels la maladie a été découverte, indépendamment de leurs politiques de réponse: certains ont imposé un le verrouillage immédiat qui comprenait non seulement la «distanciation sociale» et l’interdiction de la surpopulation, mais aussi le blocage de l’économie (comme Israël); certains ont  » ignoré  » l’infection et ont poursuivi une vie presque normale (comme à Taiwan, en Corée ou en Suède), et certains ont d’abord adopté une politique clémente mais ont rapidement basculé vers un verrouillage complet (comme l’Italie ou l’État de New York). Néanmoins, les données montrent des constantes de temps similaires dans tous ces pays en ce qui concerne la croissance rapide initiale et le déclin de la maladie[2]. » Également rapporté dans une étude réalisée en Europe, « L’épidémie actuelle de COVID-19 est sans précédent dans l’histoire récente, tout comme les interventions de distanciation sociale qui ont conduit à un arrêt significatif de la vie économique et sociale de tant de pays. Cependant, il existe très peu de preuves empiriques sur les mesures de distanciation sociale qui ont le plus d’impact… À partir des deux séries de modélisation, nous avons constaté que la fermeture des établissements d’enseignement, l’interdiction des rassemblements de masse et la fermeture de certaines entreprises non essentielles étaient associées à une incidence réduite pendant le séjour les commandes à domicile et la fermeture de toutes les non-entreprises n’ont été associées à aucun impact supplémentaire indépendant[3]. »

Dans cette même optique, il a été observé un nombre de cas de Covid très faible au Texas, un peu plus de trois semaines après la levée de toutes les restrictions. En effet, le 2 mars dernier, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, avait annoncé qu’il levait les restrictions gouvernementales visant à limiter la propagation du virus. Depuis, le taux de cas et d’hospitalisation le plus bas jamais observé a été enregistré[4]. Plus important encore, le Texas n’est pas le seul État Américain dans cette situation. Le Mississippi observe des données similaires. Les résidents de ces deux États ont continué de prendre des précautions raisonnables et de manières volontaires. D’ailleurs, sur une base volontaire, les résidents font preuve d’une très grande responsabilité[5].  Également, les données de la Floride qui n’a jamais adopté de mesures sanitaires drastiques portent dans le même sens; les confinements ne changent rien à la courbe naturel du virus.

Les confinements deviennent de plus en plus des doctrines, des dogmes scientifiques alors que rien n’appuie scientifiquement ces exigences sanitaires. Ces mesures sont complètement arbitraires.

Ce constat est assurément très choquant. Il est difficile d’accepter que les effets des confinements ne soient qu’illusoires. Il est également difficile d’accepter que nous ne puissions faire que très peu pour limiter les infections. Nous misons en grande partie sur ces mesures pour contrôler la propagation du virus. D’énorme sacrifices ont été demandés à la population.

Outre la littérature scientifique qui démontre que les avantages des confinements sont grandement surestimés, les conséquences collatérales sont majeures et sous-estimées. Dans la prochaine partie, il sera question des impacts négatifs colossaux graves des confinements, entre autres sur la santé physique et psychologique de la population.

 

Mélanie Ouimet

 


[1] https://www.aier.org/article/lockdowns-do-not-control-the-coronavirus-the-evidence/

[2] https://thefatemperor.com/wp-content/uploads/2020/11/6.-PREPRINT-LOCKDOWN-ADDED-LITTLE-OR-NOTHING-PROF-BEN-ISRAEL.pdf

[3] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.05.01.20088260v2

[4] https://www.newsweek.com/texas-covid-cases-drop-record-low-nearly-three-weeks-after-mask-mandate-lifted-1579484

[5] https://fivethirtyeight.com/features/americans-didnt-wait-for-their-governors-to-tell-them-to-stay-home-because-of-covid-19/

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