J’étais présente à la manifestation au Stade Olympique : voici ma réflexion

J’étais présente à la manifestation du 1er mai au Stade Olympique. J’avais envie de me faire ma propre opinion sur cet événement. « Une manifestation calme et familiale » mentionne le SPVM et c’est exactement ce que j’ai constaté également. Une manifestation loin de la sphère conspirationniste et sectaire que l’on nous dépeint. C’était une manifestation pacifique, festive et diversifiée à tout point de vue. 

 

Dans les médias, nous pouvons lire des phrases comme celles-ci : « Ces gens ne comprennent pas qu’ils mettent la vie des autres en danger pour leur liberté! » ou « Les gens revendiquent la liberté de ne pas porter le masque, de ne pas se faire vacciner, etc., et ils ne comprennent pas que cette liberté-là empêche les autres. » Oui, c’est un point de vue assurément valable. C’est également celui qui a pris racine dans les discours initiaux de nos dirigeants et dans les recommandations de la santé public.

Un autre point de vue tout aussi valable est celui des manifestants et de tous ceux qui ne se retrouvent pas dans le discours populaire médiatique et gouvernemental.

La santé publique ce n’est pas seulement de considérer le virus de la Covid comme seule et unique variable indépendante. La santé publique peut être définie comme « l’étude, d’une part, des déterminants physiques, psychosociaux et socioculturels de la santé de la population et d’autre part des actions en vue d’améliorer la santé de la population[1] », ou comme « une activité organisée de la société visant à promouvoir, à protéger, à améliorer et, le cas échéant, à rétablir la santé de personnes, de groupes ou de la population entière[2] ». La santé publique forme un tout. C’est immensément complexe.

Immensément complexe comme la plurialités des perceptions que chaque citoyen sur cette crise sanitaire. Il serait d’ailleurs ardu et ambitieux de prétendre qu’une seule voie et une seule bonne option est possible pour amoindrir la détresse et la souffrance causées par cette crise. Comme il serait hasardeux de comparer tout ce qu’implique sur la santé d’un individu une intubation versus la souffrance psychologique engendrée par les mesures sanitaires.

Serait-ce possible que ce à quoi nous assistons aujourd’hui soit un cri du cœur de milliers de citoyens?

Depuis plus d’un an, nous consentons à médicaliser les émotions de nos enfants en acceptant les hausses de diagnostics et de médicaments. Nous acceptons la souffrance que nos choix provoquent chez notre jeunesse. Nous avons accepté d’isoler nos ainés pour leur bien. Combien d’entre eux ont souffert jusqu’à en mourir seul, déshydraté et sans soin et sans chaleur humaine? Anxiété, dépression, suicides, faillites sont en hausse fulgurante. Notre société est en souffrance.

Notre société était déjà individualiste en manque cruel de relations humaines et nous voilà maintenant à atteindre un sommet inégalé. Dans ce paradoxe, nous affaiblissons de plus en plus notre santé physique, tout comme celle psychologique et spirituelle. Une société de surconsommation individualiste prônant la performance, la réussite professionnelle aux standards de plus en plus élevés. Depuis l’air industriel, nous somme privés de plus en plus de nos besoins fondamentaux. L’être humain est fondamentalement social et est conçu pour vivre en interdépendance avec les autres. L’être humain est fait pour que les relations humaines intimes soient au centre de nos vies. Privés de relations, notre cerveau ne croît pas, ne se nourrit pas. Il se blesse et meurt.

Tranquillement, nous avons accepté collectivement que l’industrie pharmacologique domine nos vies autant sur le plan physiques et psychologiques. Le transhumanisme et le scientisme domine de plus en plus notre monde. Dès lors, se pourrait-il que certaines personnes ne trouvent pas leur place dans une telle société où règne un monde médical absolu? Se pourrait-il que certaines personnes se sentent perdues dans une société déshumanisante qui réduit nos vies physiques et psychologiques qu’à une médecine biologique remédiable par des médicaments? Se pourrait-il que notre mode de vie contribue à nos défis physiques et psychologiques? Sommes-nous en train d’atteindre un certain paroxysme depuis la pandémie qui nous éloigne de plus en plus de notre nature humaine véritable et que pour certains, la pandémie n’est qu’un ras-le-bol de cette société aliénante? Et un catalyseur vers un changement majeur dans nos sociétés?

Est-ce réellement ce que nous souhaitons, une société qui fait de la médecine la valeur souveraine à laquelle se substitut le respect, l’intégrité, la justice, la liberté et l’amour?

Moi, ce n’est pas ce que je souhaite. Et ce, même si ce maudit virus me rend craintive. Je choisi de vivre avec ce risque comme tous les autres risques que comportent le fait de vivre. Je ne nie pas le virus et ses conséquences mais, j’accepte le risque.

La division se crée seulement lorsque nous sommes dans l’impossibilité d’écouter nos divergences d’opinions et que nous sommes dans la fermeture et le jugement. Être uni, c’est d’avoir le cœur ouvert et d’accueillir ce qui vit pour l’autre sans obligatoirement être en accord. Je crois que la société grandit, évolue et devient créative en étant ouverte à la diversité.

 

Mélanie Ouimet

 


[1] Rapport sur l’Institut de santé publique du Québec (1997)

[2] Agence de la Santé Publique du Canada http://www.phac-aspc.gc.ca/ccph-cesp/glos-r-z-fra.php

Crédit photo : © AFP / ANDREJ IVANOV
En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/86229-canada-dizaines-de-milliers-personnes-manifestent-contre-mesures-sanitaires-a-montreal

Une réflexion au sujet de « J’étais présente à la manifestation au Stade Olympique : voici ma réflexion »

  • mai 9, 2021 à 10:42
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    Moi je suis dacore avec ca, ont parle de la vie humaine dans tout ca et en veriter on nous as toujours educquer as n,avoir aucuns prejuger envers personne et qu,il soit de nimporte quel race ou de nimporte quel religion et tout se que le gouvernement fait depuis plus d,un an c,est tout le contraire de notre educquation en plus de toutes vouloir nous priver de nos droits et liberter alors dans mes mots as moi je dis que c,est eux qui mettes le feux aux poudres comme ont dit.

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