Pourquoi certains refusent la vaccination

Pourquoi certains refusent la vaccination
  1. Initialement, l’essai clinique randomisé pour le vaccin à ARN. Pfizer/BioNtech suggéraient une protection à 95% contre le Covid-19[1][2]. L’efficacité pour le vaccin à ARNm Moderna a montré une efficacité de 94,1% pour prévenir la maladie, y compris la maladie grave[3][4]. Cependant, ces vaccins à ARNm contiennent le code génétique permettant à nos cellules de produire la protéine/l’antigène d’origine du SARS-CoV-2 Wuhan Spike seul. Ainsi, dès que le virus mute suffisamment comme c’est le cas avec les nouveaux variants en cours, les anticorps produits chez les vaccinés ont plus de difficulté à reconnaître la protéine mutée. Il existe une réactivité croisée mais, la diminution de l’efficacité du vaccin est non-négligeable. Ainsi, la vaccination n’empêche pas d’avoir la Covid.

 

  1. Il est donc maintenant reconnu qu’il sera impossible d’éradiquer le virus et que nous sommes en train de passer d’un Covid pandémique à endémique[5]. Malgré le haut taux de vaccination au Canada et au Québec, les mesures sanitaires strictes perdurent. Malgré ce haut taux, seulement 29% de la population mondiale est actuellement vaccinée[6]. Rappelons que la variole est le seul virus humain éradiqué par la vaccination, un virus moins transmission et dépourvu de réservoir animal[7]. Ainsi, même si nous vaccinons 100% de la population avec un vaccin 100% efficace, le SARS-CoV-2 continuerait de survivre parmi les réservoirs animaux[8].

 

  1. La vaccination n’empêche pas la transmission. Le 30 juillet 2021, le directeur du CDC a confirmé que « l’infection Delta a entraîné des charges virales de SRAS CoV-2 tout aussi élevées chez les personnes vaccinées et non-vaccinées. Des charges virales élevées suggèrent un risque accru de transmission. » Le 6 août 2021, le directeur du CDC a confirmé que les vaccins étaient efficaces pour prévenir les formes graves et les décès mais, qu’ils n’empêchaient plus la L’argument prétendant que nous devons nous vacciner pour le bien-être collectif ne tient plus. La vaccination est pour notre propre protection seulement. Le CDC a d’ailleurs changé la définition de l’immunité de « produire une immunité » à « fournir une protection ».

 

  1. Le 19 août 2021, le CDC a publié une déclaration conjointe préconisant les doses de rappel de vaccination citant la preuve que malgré une vaccination complète, les patients connaissaient « une protection réduite contre les formes légères et modérées. » L’efficacité passant de 95% à 53,1%. Le 23 juillet 2021, le ministère israélien de la Santé a indiqué que le vaccin à ARNm n’était efficace qu’à 41% pour prévenir les infections symptomatiques avec le variant Delta et 91% pour les hospitalisations et les formes graves. Par contre, le 16 août 2021, malgré que 78% des personnes de 12 ans et plus soient doublement vaccinées, près de 60% des patients gravement malades étaient complètement vaccinés[9]. La vaccination ne permet pas d’éviter les hospitalisations ni les formes graves de la maladie.

 

  1. L’argument que nous devons protéger notre système de santé ne tient plus. Cet argument est d’ailleurs très contestable au niveau éthique. Est-ce qu’une population doit prendre un traitement préventif pour éviter la saturation du système de santé, un système par ailleurs exsangue depuis des dizaines d’années. Imaginons un instant les dérives d’une telle idéologie.
  2. Notre système immunitaire génère une réponse immunitaire plus complète, plus robuste et plus durable au SRAS-CoV-2. La réponse immunitaire répond à l’ensemble du virus (y compris à la nucléocapside) par opposition à une immunité partielle uniquement dérivée des vaccins à ARNm envers la protéine Spike. Les personnes ayant été infectés par le virus développement une réponse immunitaire à l’ensemble du virus, y compris à la nucléocapside, par opposition à la vaccination ARNm qui permet de développer une immunité partielle seulement à la protéine Spike. Après 6 mois de diminution progressive, certains gouvernements imposent déjà des « boosters » vaccinaux. Alors que les cas actuels de réinfections de la Covid en Israël sont de 0,0086%[10].

 

  1. Les coronavirus sont réputés pour favoriser la production d’anticorps facilitants (ADE) ; ces anticorps favorisent l’entrée du virus dans nos cellules. Une étude récente sur les travailleurs de la santé au Vietnam a révélé que les personnes doublement vaccinées avaient 251 fois plus de charges virales nasopharyngées que les non-vaccinées. Et il n’y avait pas de corrélation entre les niveaux d’anticorps neutralisants induits par le vaccin et les charges virales ou le développement de symptômes. Encore plus récemment, des chercheurs ont trouvé des anticorps facilitateurs liés à la région NTD du variant Delta ; les données suggèrent que les anticorps facilitateurs pourraient être supérieurs aux anticorps neutralisants avec le variant Delta et cette balance pourrait s’accentuer au fur et à mesure de l’apparition de nouveaux variants. Il y a énormément d’incertitude quant à cette donnée.

 

  1. D’ailleurs, toutes les tentatives passées pour fabriquer un vaccin contre un coronavirus ont échouée. Tristement, en 1960, des scientifiques ont essayé de fabriquer un vaccin contre le virus syncytial respiratoire (VRS) chez les nourrissons. Un virus bien plus mortel que la Covid chez les tout-petits. Dans leur étude, 80% des nourrissons vaccinés ont été hospitalisés et 2 sont décédés. Au début des années 2000, plusieurs tentatives ont été réalisées pour créer des vaccins contre le coronavirus ; toutes se sont soldées par un échec. Les animaux participants aux études sont tombés très malades et nombreux sont décédés. Dans tous les cas, la réponse immunitaire était présente mais, lorsque les vaccinés ont contracté le virus sauvage, nourrissons comme les animaux, il y a eu le phénomène de facilitation de l’infection par des anticorps (ADE). Dans les rapports des fabricants de vaccins contre la Covid fournis à la FDA, cette lacune est soulignée. Rien n’a été fait pour garantir que cette problématique ne surviendra pas avec les vaccins à ARNm. Ne prenons-nous pas un risque élevé en vaccinant massivement la population?

 

  1. Il faut généralement 10 à 14 ans de recherche pour développer un vaccin ; pour établir les effets secondaires à long terme. Lors de la grippe H1N1 en 2009, le vaccin contre cette grippe a également été mis sur le marché à la hâte. En France, une soixantaine de jeunes vaccinés en 2009 souffrent aujourd’hui de narcolepsie, une maladie handicapante caractérisée par une somnolence excessive en journée avec des accès de sommeil incontrôlables. Cette pathologie peut s’accompagner de pertes soudaines du tonus musculaire (cataplexie) provoquant des chutes, donc des blessures. Les atteintes neurologiques sont parfois telles que ces enfants sont déscolarisés et doivent être aidés par une tierce personne pour accomplir les tâches de la vie quotidienne[11]. Ce vaccin était pourtant fabriqué avec une technologie connue. Qu’en sera-t-il avec la nouvelle technologie à ARNm? Même si on nous mentionne que tous les efforts des spécialistes mondiaux ont été mis ensemble pour fabriquer ce vaccin, il n’en demeure pas moins que nous ne pouvons pas avoir des données sur le long terme! Rappelons également le lien entre l’OMS et l’industrie pharmaceutique soulevé comme cause possible d’exagération de la gravité de la grippe A H1N1 et pour avoir favorisé volontairement l’enrichissement de l’industrie pharmaceutique[12]. Peut-on soulever ce questionnement avec la Covid?

 

  1. Dans les rapports Pfizer[13] et Moderna[14] fournis à la FDA qui sont disponibles publiquement sur le site du gouvernement, il n’y a aucune donnée suggérant la sécurité ou l’efficacité des vaccins à ARNm sur les personnes de moins de 18 ans ou de plus de 55 ans, sur les femmes enceintes ou allaitantes, sur les maladies auto-immunes, sur les personnes immunodéprimées. Pourquoi vaccinons-nous ces personnes et assurons-nous que le vaccin est sécuritaire pour elles? S’il n’existe aucune étude, donc aucune donnée, comment est-ce possible de garantir l’innocuité du produit?

 

  1. Rappelons également que les injections contre la Covid-19 sont expérimentales. Les essais cliniques de phase 3 ne se termineront, selon l’injection, qu’à la fin de 2022 ou en 2023[15].

 

  1. La pharmacovigilance est faible. Nous n’avons que des données parcellaires ; de nouvelles études confirmant des effets secondaires s’ajoutent constamment. Pensons simplement au vaccin Astrazeneca dont nous avions assuré de sa sécurité. Pensons aux myocardites, lesquelles il était affirmé qu’elles n’avaient pas de lien avec la vaccination. Pour ne citer que ces deux exemples. Également, il est très hasardeux de faire une déclaration de manifestation clinique inhabituelle : la personne doit passer par un médecin et le formulaire à remplir est de cinq pages. Les médecins, par manque de temps ou par refus d’établir une corrélation avec le vaccin, ne remplissent habituellement pas ledit document[16]. En revanche, les Québécois peuvent remplir le formulaire de déclaration de Santé Canada et peuvent le faxer. Cependant, rares sont les personnes qui connaissant cette option. Alors, qui s’assure de la pharmagovigilance?

 

  1. De manière générale, la pharmacovigilance des médicaments est une problématique. Des études françaises estiment que 95% des effets indésirables des médicaments n’étaient pas rapportés[17].

 

  1. En France, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) publie un suivi hebdomadaire des effets indésirables des vaccins. En date du 8 juillet 2021, soit 6 mois après le début de la campagne de vaccination, plus de 15 000 effets secondaires graves ont été déclarés parmi lesquelles près de 1800 hospitalisations, plus de 2800 mises en jeu du pronostic vital et près de 100 décès. Le taux de décès de la vaccination se situerait à 3,7 par 100 000 habitants, tout comme au États-Unis. Au Royaume-Uni, en date du 14 juillet 2021, plus de 46 millions de personnes avaient reçu leur première dose et 35 millions deux doses. Près de 1500 décès liés à la vaccination ont été déclarés sur leur plate-forme[18] ainsi que des milliers d’effets secondaires graves comme des chocs anaphylactiques, la paralysie de Bell, des troubles menstruels et saignements vaginaux, myocardites et péricardites, réactions cutanées, syndrome de Guillain Barré. Le taux de décès lié à la vaccination serait de 4,3 par 100 000 habitants (plus élevé en raison de la prépondérance du vaccin Astrazeneca). Au Pays-Bas, en date du 4 juillet 2021, sur 16,5 millions de dose administrées, 93 453 déclarations d’effets secondaires ont été déclarées dont 448 décès. Ce qui ferait un taux de 2,7 morts pour 100 000 habitants. En Europe, le site de pharmacovigilance de l’Agence européenne du médicament, 9000 décès seulement en lien avec Pfizer ont été déclarés à la fin juin, notamment du fait de complications cardiaques, pulmonaires ou cérébro-vasculaires. Aux États-Unis, le site VAERS (the Vaccine Adverse Event Reporting System) qui récolte les effets secondaires des vaccins depuis 1968 a vu les signalements explosés depuis le début de la vaccination[19]. En date du 10 septembre 2021, 701 559 rapports d’événements ont été signalés dont 14 925 décès, 60 741 hospitalisations, 80 393 soins urgents, 5765 myocardites/péricardites, 19 210 handicapés permanents, 15 013 vie mise en danger. Pour toutes les tranches d’âge pour lesquelles les vaccins anti-Covid ont été autorisés, le nombre d’effets indésirables déclarés a largement dépassé, en quelques mois, les effets indésirables rapportés depuis la création de la base de pharmacovigilance pour les 15 vaccins les plus distribués. Les effets indésirables des vaccins anti-Covid sont inhabituellement nombreux. L’OMS en a déjà enregistré 1,37 million (soupçonnés) alors que les 15 familles de vaccins les plus courants en ont suscité moins d’1,7 million en 50 ans (soupçonnés aussi). Certains diront qu’il est impossible d’établir une corrélation puisque ce ne sont que des déclarations de symptômes. Alors, qu’attendons-nous pour faire de la véritable pharmagovigilance? L’explosion des signalements ne devrait-elle pas est prise au sérieux?

 

  1. Il n’existe aucune donnée sur les effets à moyen/long terme. De nombreux experts internationaux censurés en santé publique et en virologie réclament depuis longtemps la protection et la nécessité de peser soigneusement les risques et les avantages de ces vaccins expérimentaux à ARNm parmi les personnes à très faibles risques, y compris les enfants[20]. Trois géants de la santé publique, épidémiologique et de surveillance des vaccins ont co-écrit une déclaration avec Great Barrington[21]. Cette déclaration préconise dix protections ciblées pour la Covid-19 et a recueilli actuellement 850 000 signatures dans le monde. Ces professionnels sont censurés. Pourquoi? S’ils ont tort, prouvons-le plutôt que de les censurer. La censure n’est pas un fondement de la science.

 

  1. Les compagnies pharmaceutiques ainsi que les autorités médicales nous ont affirmé que les nanoparticules lipidiques qui contiennent l’ARNm de la protéine Spike demeure au site d’injection. Or, cela semble faux. Les données sont encore manquantes et incomplètes mais, l’antigène S1 et l’antigène S2 ont été détectés dans le plasma[22]. Si tel est le cas, cela pourrait contribuer à la thrombocytopénie thrombotique immunitaire induite par le vaccin ainsi qu’à d’autres effets thrombotiques. Ces protéines pourraient également circuler dans le liquide céphalo-rachidien (endroit ayant beaucoup de récepteur ACE2). Est-ce que cela contribuera à des maladies neurodégénératives et à une dégénérescence du cerveau? D’autres études réalisées chez des rats ont démontré que les antigènes se retrouvaient majoritairement au site d’injection mais, également dans le foie, dans la rate, dans les glandes surrénales et dans les ovaires[23]. Pourquoi n’avons-nous pas de données sur la biodistribution chez l’être humain? Pourquoi il y a autant de censure lorsque des spécialistes posent des questions[24]? Encore une fois, si cela est faux, prouvez-le et cessez la censure!

 

  1. Des effets secondaires jugés normaux ou sans gravité se retrouvent dans la liste offerte par le gouvernement du Canada : de violents maux de tête, une vision floue, des nausées, des vomissements et des accidents vasculaires cérébraux, qui eux peuvent entrainer des troubles de la parole, de la vision et de l’ouïe, de l’engourdissement corporel, de la faiblesse, une diminution de la vigilance et une perte du contrôle moteur, les maladies auto-immunes, l’atteinte à la fertilité et les risques de fausses couches, les troubles neurologiques. Or, certains spécialistes se penchent sur les troubles de coagulations sanguines pour expliquer ces effets secondaires.

 

  1. Le 31 août 2021, après plusieurs décennies au sein de la FDA, des personnes à la tête du bureau de la FDA en charge de l’approbation des vaccins (Marion Gruber et Philip Krause) ont démissionné au cours du plan de Biden au sujet de la 3e Également, le conseil consultation sur les vaccins du Royaume-Uni a refusé d’approuver les vaccins à ARNm pour les 12-15 ans. Entre autres, le tableau clinique des myocardites est atypique et le pronostic à moyen/long terme, y compris la possibilité de la persistance des lésions tissulaire résultant de l’inflammation, est inconnue[25]. Malgré tout, le gouvernement a décidé d’aller de l’avant. Pourquoi?

 

  1. La vaccination de masse engendre des variants. Une personne qui n’a pas eu la Covid ne peut pas être à la source de nouveaux variants ; son organisme n’ayant pas été infecté, le virus n’a pas besoin de s’adapter (de muter) pour envahir ses cellules. Ainsi, les personnes ayant eu la Covid ou les personnes vaccinées contre la Covid sont à la source des mutations. L’argument de la vaccination massive repose sur l’immunité collective. Or, il sera impossible d’éradiquer le virus avec la vaccination. Plusieurs spécialistes mondiaux sont préoccupés par cette problématique, dont le virologue réputé Geert Vanden Bossche[26]. En mars 2021, il a lancé un appel à L’OMS en ce sens. La vaccination, lorsque mal utilisée, peut créer une pression de sélection extrême sur le virus. À court terme, le nombre d’hospitalisations et de décès pourraient être diminués mais, à moyen/long terme, cela induira la création de mutants préoccupants. Cela se nomme « l’évasion immunitaire », la stérilisation incomplète du virus par le système immunitaire. Puisque la vaccination à ARNm est hautement spécifique (antigène Spike), la pression de sélection sera concentrée sur la protéine de pointe, la partie du virus responsable des formes graves. Cela mérite assurément réflexion.

 

  1. Les compagnies Pfizer, Astra Zeneca et Johnson & Johnson ont toutes trois, été poursuivies au criminel pour des traitements médicaux. Ces trois entreprises ont été condamnées à verser des dizaines de milliards de dollars en dommages et intérêts alors qu’elles savaient que leurs produits pouvaient causer des blessures et des décès (Entre autres, Vioxx, Beztra, Thalidomide, Celebrez et les opioïdes.) Quant à Moderna, aucun de leur produit n’avait pu être mis sur le marché auparavant.

 

  1. Les fabricants de ces vaccins ne sont pas responsables en cas d’effets secondaires graves ou de décès. Depuis 1986, les fabricants de vaccins ne peuvent être poursuivis en justice, même s’ils font preuve de négligence. Rappelons que le gouvernement a accepté de mettre en marché les injections anti-Covid sans qu’aucune étude indépendante n’ait été produite pour évaluer leur efficacité et leur innocuité ; les seules données disponibles étaient celles présentées par les compagnies pharmaceutiques, elles-mêmes reconnues pour leur manque de transparence.

 

 

  1. Il est impossible de prendre une décision éclairée et consentante.

 

Références :

[1] Polack FP, Thomas SJ, Kitchin N, et al. Safety and Efficacy of the BNT162b2 mRNA Covid-19 vaccine. New England Journal of Medicine. 2020;383(27):2603-2615.

[2] Product monograph, Pfizer-BioNtech COVID-19 vaccine. https://covidvaccine.canada.ca/info/pdf/pfizer-biontech-covid-19-vaccine-pm1-en.pdf

[3] Baden LR, El Sahly HM, Essink B, et al. Efficacy and Safety of the mRNA-1273 SARSCoV-2 Vaccine. New England Journal of Medicine. Published online Dec 30, 2020. doi:10.1056/NEJMoa2035389

[4] Product monograph, Moderna COVID-19 Vaccine. https://covidvaccine.canada.ca/info/pdf/covid-19-vaccine-moderna-pm-en.pdf

[5] Product monograph, Moderna COVID-19 Vaccine. https://covidvaccine.canada.ca/info/pdf/covid-19-vaccine-moderna-pm-en.pdf

[6] . Hannah Ritchie et al., 2020. – « Coronavirus Pandemic (COVID-19) ». Published online at OurWorldInData.org. Retrieved from: ‘https://ourworldindata.org/coronavirus’ [Online Resource].

[7] Belongia & Naleway. Smallpox vaccine: the good, the bad, and the ugly. Clinical Medicine and Research. 2003: 1 (April): 87-92.

[8] Palmer et al. Susceptibility of White-Tailed Deer (Odocoileus virginianus) to SARS-CoV-2. Journal of Virology. June 2021. 95(11): 1-16.

[9] https://www.science.org/news/2021/08/grim-warning-israel-vaccination-blunts-does-not-defeat-delta

[10] Reinfection rates Israel. https://www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/309762

[11] https://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/02/09/24595-h1n1-letat-rechigne-indemniser-victimes-vaccin

[12] https://www.journaldequebec.com/2010/02/08/fausse-pandemie-et-conflits-dinteret

[13] https://www.fda.gov/media/144245/download

[14] https://www.fda.gov/media/144434/download

[15] https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04368728 (Pfizer / BioNTech) ; https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04470427 (Moderna) ; https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04516746 (AstraZeneca) ; https://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT04505722) (Johnson & Johnson)

[16] https://reinfocovid.ca/les-effets-secondaires-de-la-vaccination-au-quebec-partie-2/?fbclid=IwAR2UkeCU-DP9Ov_NrnanEusVI5zGbHY2g6mAlrR2Z5X1ZopHQuRNdHpr4aI

[17] https://documentation.ehesp.fr/index.php?lvl=notice_display&id=240656

[18] https://www.gov.uk/government/publications/coronavirus-covid-19-vaccine-adverse-reactions/coronavirus-vaccine-summary-of-yellow-card-reporting

[19] https://reinfocovid.ca/les-effets-secondaires-de-la-vaccination-au-quebec-partie-2/

[20] Dr. Martin Kulldorff (Harvard), Dr. Sunetra Gupta (Oxford) and Dr. Jay Bhattacharya (Stanford). Great Barrington Declaration. 2020. https://gbdeclaration.org

[21] https://gbdeclaration.org/

[22] Ogata et al. Circulating severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) vaccine antigen detected in the plasma of mRNA-1273 vaccine recipients. Clinical Infectious Diseases. 2021;XX(xx):1-4. DOI: 10.1093/cid/ciab465

[23] Pfizer Japan biodistribution rat studies: https://www.dropbox.com/home?preview=Pfizer_ovaries_study_in_English.pdf

[24] https://www.thestar.com/local-guelph/news/2021/06/21/immunologists-raise-concerns-on-u-of-guelph-prof-s-views-on-covid-19-vaccine-safety.html

[25] https://www.gov.uk/government/publications/jcvi-statement-september-2021-covid-19-vaccination-of-children-aged-12-to-15-years/jcvi-statement-on-covid-19-vaccination-of-children-aged-12-to-15-years-3-september-2021?fbclid=IwAR0U8vtqn4qa052ajnlnp_muQvB-zq_ltAeWyPvT5SEgA2QcoHoNnMDAdKQ

[26] https://childrenshealthdefense.org/defender/interview-rob-verkerk-vanden-bossche-mass-covid-vaccinations/

L’immunité collective, un objectif irréaliste et irrationnel

L’immunité collective, un objectif irréaliste et irrationnel

Depuis le début de la pandémie, certains font une guerre irrépressible à la Covid-19. Leur objectif est d’atteindre coûte que coûte l’immunité collective et le zéro cas. C’est d’ailleurs un des messages envoyés par le gouvernement à la population.

 

Avec cet objectif et cette déclaration de guerre, nous faisons une chasse aux sorcières pour culpabiliser et punir chaque citoyen qui ne respecte pas adéquatement les mesures sanitaires. Ceux qui refusent la vaccination pour toutes sortes de raisons sont allègrement qualifiés de « récalcitrants » et d’ « anti-vaxx ». C’est également de leur faute si l’immunité collective ne s’atteint pas. Bref, si l’objectif n’est pas atteint, si nous avons encore des cas de Covid, c’est forcément qu’il y a un coupable.

Or, nous ne mettons que très rarement l’efficacité des mesures sanitaires en doute. Nous ne remettons d’ailleurs que très peu l’efficacité de la vaccination en doute que nous voyons comme la panacée pour nous sortir de cette pandémie. Alors, lorsque la vaccination ne semble pas fonctionner aussi bien que prévue, nous cherchons des coupables. Nous cherchons à vacciner davantage de personnes. Nous cherchons à contraindre chaque citoyen à se faire vacciner. Nous obligeons des groupes de travailleurs à se faire vacciner. Nous imposons un passeport vaccinal dont l’objectif n’est pas sanitaire. Nous savons que les personnes vaccinées transmettent et ainsi, pourront librement continuer la propagation des cas. L’objectif du passeport vaccinal n’est que coercitif et politique. Nous croyons si fort en l’immunité collective, atteignable seulement par la vaccination, que nous faisons de la dissonance cognitive lorsque certains réfléchissent et se questionnement. Si nous n’atteignons pas cette immunité, c’est forcément à cause des « récalcitrants ». Forcément, une partie de la société est égoïste et nous empêche de vaincre cette guerre déclarée au virus!

Pourtant, l’immunité collective pour un coronavirus est quasi impensable, en tout cas, cela ne s’est jamais vu. Maintenant pour la COvid-19, nous savons que les personnes vaccinées transmettent tout autant le virus que les personnes non-vaccinées[1]. À partir de ce fait, comment pourrions-nous atteindre l’immunité collective? De plus, ladite immunité que confère la vaccination chute drastiquement au fil des mois, tout comme la prévention contre les formes graves[2]. « Nous surveillons attentivement les autres pays et (sommes) inquiets de voir nous aussi ce qu’Israël voit, qui aggrave les infections au fil du temps parmi les personnes vaccinées », a déclaré mercredi la directrice des Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis, Rochelle Walensky, lors d’une conférence de presse. Selon l’étude britannique Zoe COVID, basée sur plus de 1,2 million de tests, l’efficacité du vaccin Pfizer passe de 88 % dans le mois suivant la deuxième dose à 74 % après cinq à six mois, et celui d’AstraZeneca de 77 % à 67 % après quatre à cinq mois. Des analyses antérieures suggéraient une protection pendant au moins six mois. Dans le pire des cas, la protection pourrait tomber en dessous de 50 % chez les personnes âgées et les personnels de santé d’ici l’hiver, a mis en garde Tim Spector, chercheur principal de l’étude dans une déclaration à BBC.

Plusieurs experts dont le directeur de l’Oxford Vaccine Group sont d’ailleurs d’avis que l’immunité collective n’est pas une possibilité. Lors d’un panel parlementaire ayant eu lieu le 3 août 2021, le professeur Sir Andrew Pollard a averti que l’immunité collective est un concept « mythique ». Paul Hunter, professeur de médecine à l’Université d’East Anglia, a déclaré que « l’immunité collective est désormais « irréalisable » » tandis que Devi Sridhar, professeur de santé publique mondiale à l’Université d’Édimbourg, a averti « qu’il est peu probable que nous atteignions un « seuil magique » et que la propagation du Covid-19 disparaisse. »

François Balloux, directeur du Genetics Institute de l’University College de Londres, a ajouté :  » Ce n’est plus tant un ‘devoir envers les autres’ de se faire vacciner mais une protection pour soi-même. Il n’y aura pas de « mur d’immunité collective » derrière lequel se cacher. »

Certains ont mis énormément d’espoir en cette couverture vaccinale, qui suffisamment élevée, permettrait d’arrêter la propagation du virus, et ainsi la pandémie. Cependant, avec les dernières données que nous avons, l’immunité collective est une utopie.

Alors, qui sont maintenant les « récalcitrants », ceux qui résistent avec entêtement?

 

Mélanie Ouimet

 

Références:

[1] https://www.telegraph.co.uk/world-news/2021/07/30/china-battles-biggest-covid-19-outbreak-months-us-ramps-vaccine/ ; https://www.telegraph.co.uk/news/2021/08/06/fully-vaccinated-unvaccinated-can-transmit-covid/

[2] https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.08.06.21261707v2

 

Des enjeux sociaux plus profonds

Des enjeux sociaux plus profonds

La pandémie amène son lot d’opinions musclées à plusieurs égards. Si plusieurs voient dans des revendications de certains des peccadilles, des indignations illégitimes, de l’enfantillage, de l’égoïsme, de l’individualisme, ce que nous traversons actuellement est à mon avis beaucoup plus profond. En limitant strictement les échanges sur ladite « libarté », sur le port du masque ou sur le passeport vaccinal, nous nous sommes éloignés de l’essence véritable des problématiques sociales importantes qui se sont accentuées avec cette pandémie. Nous avons également des échanges stériles de plus en plus violents, haineux et souvent vides de sens.

 

En tant que fondatrice de neuromanité, cette pandémie m’a fait miroiter dès le départ des enjeux sociaux majeurs sur le plan éducatif, éthique, médical, psychologique, philosophique, politique, spirituel. J’ai immédiatement été touchée par la violence collective qui s’installait graduellement au fil des semaines. Une violence envers les personnes âgées. Une violence envers les jeunes. Une violence politique et sanitaire. Tout ceci me ramène à l’éducation, à cette parentalité positive si chère à mon cœur pour laquelle je me forme et que je partage au travers mon travail.

Je crois profondément que si nous avions davantage de connaissances sur le développement affectif de l’enfant et sur les émotions, nous pourrions mieux accompagner et soutenir nos enfants sans avoir recours à des méthodes coercitives si ancrées dans notre société. Nous pourrions avoir une plus grande tendresse envers eux et nous-même pour tout ce que nous vivons. Je crois que ce sont des bases majeures que nous pouvons offrir à nos enfants et qu’ainsi, toute la société en ressortirait grandit. Nous aurions des adultes autonomes, souverains, compatissants, ouverts, altruistes et aimants. Nous aurions une société plus mature.

Également, l’essor des pharmaceutiques et le contrôle que celles-ci exercent dans nos vies sur notre santé globale est un aspect qui me touche depuis plusieurs années, en commençant par l’autisme et la neurodiversité.

 

Dans le milieu psychiatrique, des théories dominantes basées sur la science donnent l’apparence d’un consensus scientifique en matière de diagnostics psychiatriques. Pourtant, aucun marqueur biologique existe pour un trouble psychiatrique donné. Des différences cérébrales existent, des diversités de gènes ou d’expressions de gènes existent, des variabilités de comportements existent, la souffrance psychologique existe mais, il n’existe aucune preuve tangible de l’existence d’un trouble, d’une maladie psychiatrique. Dès lors, pourrions-nous parler de diversité cognitive? Pourrions-nous parler d’adaptation face à l’adversité?

 

Quoi qu’il en soit, tellement d’erreurs ont été et sont encore commises sous prétexte de vérités scientifiques consensuelles. Tant de thérapies inadaptées et violentes ont été et sont encore utilisées pour entrer des personnes dans un moule ou pour les « guérir ». Pensons qu’il n’y a pas si longtemps (et encore aujourd’hui!), des thérapies de conversions étaient utilisées pour guérir l’homosexualité. Aujourd’hui encore, sous prétexte que les autistes seraient troublés, des thérapies comportementales sont recommandées officiellement par le gouvernement. Une contrainte que plusieurs enfants autistes subissent quotidiennement au Québec et ailleurs à l’heure où l’on se parle. Le consensus a déclaré que c’était pour leur bien. Pour combien d’autres conditions encore cela est-il accepté « pour le bien et pour la sécurité »? Tant de médications sont également utilisés pour maîtriser des comportements jugés violents. On se bat encore aujourd’hui pour l’implication des « malades mentaux » dans le choix de leur traitement – combien sont-ils contraints à suivre le protocole, soi-disant pour leur bien et la sécurité de tous?

La vision populaire d’une génétique quasi immuable et fatalisme semble prétendre que nous héritons d’un code génétique prédéterminé. Des professionnels nous laisse croire que nous n’avons aucun pouvoir personnel et collectif quant à notre santé mentale et physique. Des compagnies pharmaceutiques nous vendent que le bonheur est à la porter d’une pilule magique. Notre société semble trouver de plus en plus normal de médicaliser les étapes normales de développement dès la tendre enfance jusqu’à la vieillesse. L’enfance se transforme en trouble comportemental et la vieillesse en démence. Nous en sommes même arrivés à médicaliser les aléas de la vie. La souffrance humaine n’est plus tolérée, elle n’est plus acceptable.

Autant sur le plan psychologique que physique, de plus en plus, nous souhaitons upgrader l’être humain comme s’il s’agissait d’une machine. Nous souhaitons le rendre plus performant à tous les niveaux. Nous souhaitons que l’être humain ne soit jamais malade. Nous souhaitons que l’être humain ne souffre plus. Nous souhaitons mettre l’être humain dans une bulle le protégeant de tout.

Il ne s’agit pas ici de dénier les progrès de la médecine moderne ni les progrès en ce qui a trait à la psychiatrie. Il s’agit plutôt de revoir notre modèle social actuel qui tend à remettre tous les pouvoirs aux pharmaceutiques pour notre santé globale.

En ce qui a trait à la santé psychologique, « le cerveau humain représente la plus grandiose expression de l’homéostasie », rappelle Allen Frances. « Nos pensées, nos émotions et notre comportement constituent le résultat final de la coordination extraordinairement complexe de milliards de cellules qui entre en jeu selon un équilibre exquis, délicat et bien accordé. » Cette homéostasie du cerveau possède une multitude de ressources pour permettre à l’être humain de faire face à de nombreux défis que la vie met sur sa route. Ces ressources permettent, de manière naturelle, de revenir à l’équilibre lorsque nous subissons des perturbations de notre état psychologique.

Notre société actuelle fortement influencée par l’industrie pharmaceutique combiné à la peur de souffrir ainsi qu’à la performance néglige ces ressources naturelles telles que la résilience, l’homéostasie et le travail du temps pour rétablir notre santé mentale.

Et il en va de même pour la mort. Un sujet de plus en plus tabou dans notre société. Si la médecine permet de rallonger l’espérance de vie, celle-ci ne nous apporte pas de réponse sur le sens de la vie. Prolonger la vie, vivre dans une bulle de sécurité n’empêche pas la mort d’arriver et surtout, l’éviter ne fait qu’augmenter notre peur de mourir et notre besoin de vivre dans un faux semblant de sécurité comme nous le voyons depuis le début de la pandémie. L’objectif zéro Covid en est le reflet.

 

Individuellement et collectivement, nous fuyons ou combattons nos émotions. Nous mettons nos énergies et nos croyances dans l’industrie pharmaceutique espérant qu’elle nous apporte des réponses, une vie éternelle et une dose de bonheur.

 

Par ce scientisme et ce transhumanisme, nous sommes en train de détruire tout ce qui fait de nous des êtres humains, tout ce qui nous anime et nous rend vivants.  Dans le collective pour le 20e anniversaire de la neurodiversité, je disais qu’ « une société dans laquelle, ce transhumainsme exploité à l’extrême inhibe sournoisement l’essence de la vie humaine. L’éventail des émotions humain tout comme la singularité, l’originalité, l’excentricité – si étonnantes et troublantes soient-elles – sont neutralisés, dilués et néantisée par une médicalisation insidieusement préjudiciable. Mais, cette standardisation massive impacte les êtres humains. Par ce mirage de normalité – infiniment réduite – la majorité est égarée, cherchant désespérément à se réapproprier sa personnalité véritable à travers un diagnostic psychiatriques et des tests psychométriques subjectifs. Comme si, aujourd’hui, la quête de Soi dépendait de critère diagnostiques émis par l’analyse subjective d’un professionnel. Le bonheur se trouve-t-il dans les diagnostics psychiatrique Le bonheur se trouver-t-il dans les molécules chimiques? Le bonheur passe-t-il par l’acharnement à trouver cettedite bonne substance chimique correspondant à notre profil génétique particulier avec la conviction qu’une fois trouvée, la plénitude s’installera dans notre corps et dans notre esprit? Et d’ailleurs, que goûterait ce bonheur s’il n’avait pas émergé, quelque part, d’une certaine souffrance bien éprouvée? »

À mon avis, ce n’est pas une crise sanitaire que nous traversons ; c’est une crise spirituelle. Nous cherchons le sens. Le sens de la vie. Le sens de notre existence. Cette crise est peut-être une invitation à l’introversion.

En tout cas, je crains que cette pandémie ne soit un point de bascule. Je crains parce que je crois que notre société basculera vers un nouveau paradigme dogmatique et que nous perdions peu à peu notre humanité.

 

Mélanie Ouimet

La science : la nouvelle religion au pouvoir politique dans un état laïc

La science : la nouvelle religion au pouvoir politique dans un état laïc

Durant une période de l’histoire québécoise, la religion catholique avait une forte emprise sur le peuple québécois. Le système d’éducation et le corps des femmes étaient entre autres très contrôlés par cette religion. Des symboles religieux étaient omniprésents autant dans les maisons, les hôpitaux, les écoles et autres lieux publics. Lors de la Révolution tranquille, nous avons assisté à un recul de la religion catholique et les appellations à connotation religieuse se sont laïcisées.

 

Depuis le 16 juin 2019, la loi sur la laïcité de l’État a été adoptée par l’Assemblé nationale du Québec. L’article premier dispose que « L’État du Québec est laïc. » La laïcité s’applique conformément à quatre principes : la séparation de l’État et des religions, la neutralité religieuse de l’État, l’égalité de tous les citoyens et citoyennes, ainsi que la liberté de conscience et la liberté de religion.

Pourtant, l’État du Québec est-il réellement laïc lorsque nous regardons ces quatre principes? Est-ce que la science devient progressivement la nouvelle religion du Québec – comme dans plusieurs autres pays occidentaux d’ailleurs? Est-ce cette nouvelle religion qui dicte massivement la ligne de conduite à adopter depuis le début de cette pandémie? Une question épineuse, délicate et sensible mais, qui mérite réflexion.

Toute religion comporte une ligne directrice de pensées, de valeurs, de croyances ainsi que de comportements jugés adéquats. Les enseignements catholiques entre autres, ont un système « du bien » et « du mal ». La religion dicte à la société ce qui est moralement acceptable. Lorsque des citoyens ne s’y conforment pas ou transgressent ces principes religieux, ils sont méprisés, rejetés de leur communauté. Ils doivent se repentir et demander pardon pour les fautes commises. Ce sont des rapports du monde qui sont ramenés de manière très simpliste à une opposition du bien et du mal.

Il y a énormément de parallèle à faire avec la science. Et la pandémie est à mon avis un tremplin vers des dérives scientismes tant dans la société que sur le plan politique.

N’est-il pas une forme de religion lorsque nous croyons en la science? Oui, nous pouvons avoir confiance et croire que la science nous apportera des pistes de solutions. Par exemple, un traitement qui permettra d’éradiquer la Covid comme nous l’espérons depuis le début de cette pandémie. Mais, la science c’est aussi de remettre en question, de rejeter tout ce qui est insuffisant comme preuves, d’étudier et d’analyser de nouvelles données et ce, constamment. La science n’est pas de croire dogmatiquement. La science ce n’est pas tenir pour vrai.

Quand la science devient une religion, nous tombons dans ce que l’on appelle le scientisme. Lorsque nous croyons que la science est la seule méthode fiable pour nous apporter la Vérité, nous tombons dans du scientisme. Lorsque nous croyons que la science est rationnelle et qu’elle nous apporte une réalité objective, nous tombons également dans du scientisme. N’oublions pas que le scientifique est un être humain teinté de ses propres expériences, perceptions, croyances, émotions qui teintent chacune de ses recherches scientifiques. Ainsi, comme tout ce que l’être humain touche, la science n’est pas purement rationnelle. Les biais cognitifs existent et viennent influencer les recherches. Et c’est normal!

Pourquoi faut-il croire en la science? Parce que celle-ci est consensuelle affirmons-nous. C’est par le consensus scientifique que la science tire sa légitimité, son pouvoir, sa vérité. Pourtant, la science est par définition non consensuelle. C’est-à-dire que la science est faite pour être constamment remise en doute. La science ne détient aucune vérité. Les consensus scientifiques à un temps donné se font renverser à la lumière de nouvelles données et preuves scientifiques. Ainsi va la science. C’est un processus en constante évolution. Un processus jamais immuable. Lorsque nous affirmons haut et fort que nous devons croire en la science… nous sommes dans une croyance! Nous mettons notre foi, nos espoirs en la science. Nous remettons notre pouvoir entre les mains de la science en espérant que celle-ci apaise nos incertitudes, nos peurs, nos souffrances. Nous l’avons entendu plus d’une fois lors de cette crise sanitaire : « Si nous ne pouvons pas croire en la science, comment on va se sortir de cette crise? Allons, il faut croire en la science et garder espoir! »

Il est d’une évidence aujourd’hui que la terre est ronde. C’est un fait scientifique avéré et qui fait consensus. À l’époque, le consensus scientifique établit était que la terre était plate. C’était une vérité consensuelle dont nul n’avait droit de remettre en question. Il en va de même pour tant d’autres concepts qui faisaient consensus à une certaine époque. La science est en évolution permanente. En ce qui a trait à la vaccination contre la Covid, de nouvelles études paraissent jour après jour. Alors, je suis toujours étonnée lorsque j’entends que ceux qui doutent, ceux qui se posent des questions, ceux qui refusent la vaccination sont des personnes contre la science. Même en utilisant le concept de consensus scientifique, lorsque nous tentons d’imposer ladite vérité à autrui, rappelons-nous qu’il s’agit de NOTRE vérité et non de LA vérité. Avec les données que nous avons à un temps T, nous pouvons prendre ce qui fait sens pour nous selon nos valeurs, nos croyances, nos émotions. Chacun en toute liberté.

Un consensus scientifique n’est pas une preuve de vérité absolue. Qu’une majorité de personnes croient vrai une affirmation n’est pas une preuve de sa véracité. Les scientifiques comme tout autres simples citoyens qui sont à contre-courant ne font pas de l’antiscience. Ils ne sont pas complotistes. Interdire ou discréditer des personnes qui pensent à contre-courant d’un consensus alimente le scepticisme, les fausses croyances, les théories du complot mais surtout, empêche la science d’évoluer et de progresser. Ce que nous traversons depuis 18 mois – et même avant! – est donc plus qu’ironique ; nous nous empêchons de décrypter et d’anéantir tous ceux qui souhaitent faire progresser la science en remettant le consensus en doute et en contribuant avec des questionnements ou avec de nouvelles connaissances scientifiques.

Je crains que la politique d’aujourd’hui dit exempte de religion soit en train d’être dirigé par la science et que cette science nous dicte une ligne directrice de pensées, de valeurs, de croyances ainsi que de comportements jugés adéquats à adopter. Cette porte est déjà grande ouverte…

La science nous réconforte dans un monde chaotique rempli d’incertitudes. Elle nous sécurise dans nos peurs et nos angoisses. L’être humain cherchera toujours la Vérité, nous sommes ainsi faits. La science permet de répondre à des questionnements mais, elle ne détiendra jamais la Vérité. Plus encore, elle n’aura jamais la réponse au sens de la vie et à la quête de Soi.

 

Mélanie Ouimet

S’écouter mutuellement avec le cœur : un appel au dialogue et à l’ouverture

S’écouter mutuellement avec le cœur : un appel au dialogue et à l’ouverture

Au début de la pandémie, le gouvernement Legault s’est fait rassurant et rassembleur en nous invitant à naviguer tous dans la même direction pour se sortir rapidement de cette crise. Tous ensemble alliant nos forces avec un objectif commun. Tous solidaires. Il nous était proposé un chemin à suivre somme toute assez facile, rapide et simple pour se sortir de cette pandémie sans trop de heurtes. Puis, les mois ont passé. La détresse a augmenté. Les tensions aussi.

 

La solidarité est un sentiment humanitaire qui motive à assister autrui. Nous avons tous été appelé en tant que citoyen à cette solidarité qui entraîne une certaine obligation morale d’assistance mutuelle. Par contre, le fait d’être solidaire n’est pas synonyme de pensée unique. La vision de solidarité et la manière d’apporter son soutien à autrui et à la communauté sont différentes pour chaque individu qui compose cette communauté. Chacun a son vécu, son propre bagage, ses émotions, ses valeurs qui colorent de manière unique sa perception de la vie. La perception de la crise et la manière d’être solidaire sont donc colorées de l’unicité de chaque personne.

 

Et parfois, pour naviguer dans la même direction, nous avons besoin de réflexion, de créativité, d’idées, de débats, d’options variées. La divergence d’opinion est saine. La divergence d’opinion n’est pas synonyme de division. La divergence d’opinion est nécessaire pour nous construire en tant que société et pour traverser les différentes crises comme la pandémie.

 

À l’opposé, la fermeture, la pensée unique, l’autoritarisme divisent les gens et les radicalisent. Lorsque nous ne savons plus nous écouter, nous crions plus fort. Nous essayons d’avoir raison, de convaincre, d’imposer notre vision. Plus la fermeture est présente, plus nous crions fort. Plus nous souhaitons avoir raison, plus nous crions fort. Plus nous souhaitons convaincre, plus nous crions fort. Pourquoi crions-nous si fort déjà?

Parfois, il est plus facile de croire qu’un certain groupe est dérangé. Il est plus facile d’anéantir leurs réflexions en leur apposant une étiquette : complotiste, covidiot. Il devient alors facile d’enlever crédit à leur réflexion immédiatement qualifiée de théorie du complot ou d’antiscientifique. Il est aussi facile de croire qu’un groupe est en faveur de la discrimination et de la ségrégation d’êtres humains. Il est facile de se soulever contre ce groupe et de défendre coûte que coûte notre liberté et nos droits fondamentaux sans comprendre la perception de l’autre.

 

Il est beaucoup plus facile, rassurant et confortable de demeurer dans des croyances simplistes. Lorsque nous tombons dans cette simplicité de pensée, nous ouvrons la porte aux doctrines et à la radicalisation la société plutôt qu’au dialogue sain et constructif.

 

Thomas d’Ansembourg disait : « Il y a beaucoup plus d’intelligence dans deux cœurs qui essaient de se comprendre que dans deux intelligences qui essaient d’avoir raison. » Au-delà de toutes ces prises de positions féroces, qu’est-ce qu’il y a dans nos cœurs? Quels sont nos émotions? Quels sont nos besoins? Qu’est-ce que nos cris nous murmurent?

Malheureusement, il n’y a pas de réponse simple et unique pour résoudre cette catastrophe sanitaire comme nous l’aimerions. La réalité est complexe et écouter l’autre avec cœur demande d’être dérangé dans nos croyances, d’être confronté dans nos convictions, d’être inconfortable face à nos certitudes ébranlées et d’accepter de vivre énormément d’insécurité.

 

Mélanie Ouimet